{"id":14,"date":"2007-07-13T17:34:34","date_gmt":"2007-07-13T17:34:34","guid":{"rendered":"http:\/\/global-labour.info\/fr\/2007\/07\/13\/algerie-devoir-de-memoire\/"},"modified":"2022-03-11T14:21:07","modified_gmt":"2022-03-11T14:21:07","slug":"algerie-devoir-de-memoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/2007\/07\/13\/algerie-devoir-de-memoire\/","title":{"rendered":"Alg\u00e9rie &#8211; Devoir de m\u00e9moire (Dan Gallin, Juin 1996)"},"content":{"rendered":"<p><em>L\u2019Alg\u00e9rie \u00e9tait perdue pour la d\u00e9mocratie bien avant l\u2019assassinat de son pr\u00e9sident Mohamed Boudiaf le 29 juin 1992, avant m\u00eame l\u2019imposition de l\u2019\u00e9tat de si\u00e8ge le 3 avril 1991 et l\u2019annulation des \u00e9lections en janvier 1992, et avant les dictatures successives de Ahmed Ben Bella, Houari Boumedienne ou Chadli Benjedid.<\/em><\/p>\n<p><!--more--><br \/>\nLa bataille de la d\u00e9mocratie en Alg\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 perdue pendant la lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance elle-m\u00eame, lorsque le mouvement syndical d\u00e9mocratique, issu des travailleurs alg\u00e9riens en Alg\u00e9rie et en France, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit par la r\u00e9pression coloniale fran\u00e7aise et par le terrorisme du FLN, avec la collusion d\u2019organisations syndicales influentes en France et ailleurs.<\/p>\n<p>Le mouvement syndical d\u00e9mocratique des travailleurs alg\u00e9riens \u00e9tait constitu\u00e9 par l\u2019Union Syndicale des Travailleurs Alg\u00e9riens (USTA), fond\u00e9e le 14 f\u00e9vrier 1956. A l\u2019\u00e9poque, le mouvement nationaliste alg\u00e9rien s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 scind\u00e9 en deux organisations, le Mouvement national alg\u00e9rien (MNA), dirig\u00e9 par Messali Hadj, et le Front de lib\u00e9ration nationale (FLN). L\u2019USTA a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par des syndicalistes du MNA; dans la semaine suivante, le 2 mars 1956, le FLN a cr\u00e9\u00e9 sa propre organisation syndicale, l\u2019Union G\u00e9n\u00e9rale des Travailleurs Alg\u00e9riens (UGTA).<\/p>\n<p>Tr\u00e8s t\u00f4t, ces deux organisations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9prim\u00e9es en Alg\u00e9rie, et leurs dirigeants mis en prison. En France, l\u2019USTA cr\u00e9a le 26 mars 2956 une F\u00e9d\u00e9ration qui atteignait 100&#8217;000 membres en septembre 1957 (\u00e0 partir de 15&#8217;000 au d\u00e9but de ses activit\u00e9s en janvier 1957, sur un total estim\u00e9 de 400&#8217;000 travailleurs alg\u00e9riens employ\u00e9s en France \u00e0 l\u2019\u00e9poque), et publiait un mensuel, la Voix du Travailleur Alg\u00e9rien (\u00e0 partir de mars 1957). Lors de ses deux congr\u00e8s (28 au 30 juin 1957 \u00e0 Paris et 28 aui30 novembre 1958 \u00e0 Lille), la F\u00e9d\u00e9ration de l\u2019USTA en France a fait la d\u00e9monstration d\u2019une organisation ind\u00e9pendante, d\u00e9mocratique et dynamique, capable d\u2019organiser un puissant mouvement syndical alg\u00e9rien ind\u00e9pendant, garant d\u2019une Alg\u00e9rie d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Le FLN a ordonn\u00e9 \u00e0 ses membres de rester dans la CGT dirig\u00e9e par les communistes, o\u00f9 ils formaient une association, l\u2019Amicale G\u00e9n\u00e9rale des Travailleurs Alg\u00e9riens (AGTA), dissoute par le gouvernement fran\u00e7ais le 2 ao\u00fbt 1958.<\/p>\n<p>D\u00e8s septembre 1957, des militants et des responsables de la F\u00e9d\u00e9ration de l\u2019USTA en France sont arr\u00eat\u00e9s par centaines, leurs bureaux fouill\u00e9s, leurs documents saisis. Le m\u00eame mois, le FLN lance une campagne d\u2019extermination des dirigeants de l\u2019USTA. Parmi les personnes assassin\u00e9es par les tueurs de FLN se trouvent: Ahmed Semmache, tr\u00e9sorier de la F\u00e9d\u00e9ration, le 20 septembre; Hocine Maroc, responsable de l\u2019USTA \u00e0 l\u2019usine Panhard, le 24 septembre; Ben Lachereb, permanent de l\u2019USTA, le 26 septembre; Abdallah Filali, peintre en b\u00e2timent et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint de la F\u00e9d\u00e9ration, le 7 octobre; Mansour Bouali, tr\u00e9sorier de la F\u00e9d\u00e9ration, successeur de Semmache, le 4 octobre; Ahmed Bekhat, ouvrier m\u00e9tallurgiste et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la F\u00e9d\u00e9ration, le 26 octobre. Le 24 septembre, Mellouli Said, responsable, est bless\u00e9 par balle mais survit \u00e0 cette attaque.<\/p>\n<p>Le 27 octobre, Mohammed Nadji, secr\u00e9taire de l\u2019USTA pour la r\u00e9gion parisienne, est arr\u00eat\u00e9 et intern\u00e9 au camp de Mourmelon pendant plus d\u2019un an (il sera tu\u00e9 par des tueurs du FLN le 6 juin 1959). Abderrahman Bensid, qui a pris la place de Bekhat comme secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la F\u00e9d\u00e9ration, et Abdelkhatir Kader, secr\u00e9taire de l\u2019Union d\u00e9partementale de l\u2019Indre-et-Loire de l\u2019USTA, sont arr\u00eat\u00e9s le 1er novembre, avec deux de leurs coll\u00e8gues fran\u00e7ais qui le prot\u00e9geaient en les accompagnant dans la rue. Bensid sortait tout juste de prison o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenu sans inculpation pr\u00e8s d\u2019un an. A la fin de 1957, pratiquement tous les dirigeants de l\u2019USTA en France et en Alg\u00e9rie, de premier et de deuxi\u00e8me rang, \u00e9taient soit morts soit en prison.<\/p>\n<p>Les assassinats se poursuivirent pendant les quatre ann\u00e9es suivantes (Mohamed Ben Bara, ouvrier m\u00e9tallurgique, responsable de l\u2019USTA \u00e0 St-Chamond, le 12 f\u00e9vrier 1958, Amar Badioune, secr\u00e9taire de la section de Sedan, le 21 mars 1958, Ahmed Ben Ali, responsable r\u00e9gional pour le Nord et le Pas-de-Calais, le 28 d\u00e9cembre 1958, Mohamed Bekhri, ouvrier m\u00e9tallurgiste et membre du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l\u2019USTA, le 2 d\u00e9cembre 1959, Chabane Guegrane, secr\u00e9taire de la section de Longwy, le 11 mai 1961).<br \/>\nLa CGT et le Parti Communiste fran\u00e7ais, principalement par le biais des municipalit\u00e9s qu\u2019il contr\u00f4lait, assuraient non seulement la couverture politique des \u00e9quipes de tueurs du FLN, mais aussi leur soutien logistique.<\/p>\n<p>L\u2019USTA avait d\u00e9pos\u00e9 sa demande d\u2019adh\u00e9sion \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration internationale des syndicats libres (CISL) le jour m\u00eame de sa fondation.<\/p>\n<p>L\u2019UGTA, apr\u00e8s un moment d\u2019h\u00e9sitation d\u00fb \u00e0 ses liens \u00e9troits avec la CGT et le PCF, finit \u00e9galement par d\u00e9poser sa demande d\u2019adh\u00e9sion. Le 8 juillet 1956, \u00e0 une heure du matin, apr\u00e8s plusieurs heures de d\u00e9bat, et \u00e0 la majorit\u00e9 d\u2019une voix, le Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de la CISL d\u00e9cidait d\u2019accepter seulement l\u2019UGTA. En cela, le Comit\u00e9 ex\u00e9cutif suivit la recommandation d\u2019un comit\u00e9 ad-hoc domin\u00e9 par l\u2019UGTT tunisienne et l\u2019UMT marocaine, vifs d\u00e9fenseurs du FLN comme leurs gouvernements. Irving Brown, repr\u00e9sentant de la centrale syndicale am\u00e9ricaine AFL-CIO, lourdement compromis dans des op\u00e9rations de la CIA en Europe et en Afrique, joua un r\u00f4le d\u00e9cisif dans le soutien de la demande l\u2019UGTA et dans le rejet de celle de l\u2019USTA. L\u2019USTA commenta sa position dans les termes suivants:\u00bbIrving Brown et les autres diplomates syndicaux du secr\u00e9tariat de la CISL, ont eu peur de se mettre \u00e0 dos les Marocains et les Tunisiens, de crainte qu\u2019ils ne quittent le \u00abmonde libre\u00bb pour rejoindre le camp neutraliste; pour finir, l\u2019UGTA a su faire un chantage encore plus efficace en mena\u00e7ant de l\u2019affilier \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration syndicale mondiale (FSM, communiste) ou \u00e0 la CISA (Conf\u00e9d\u00e9ration internationale des syndicats arabes).\u00bb<\/p>\n<p>En fin de compte, l\u2019UGTA quittera quand m\u00eame la CISL apr\u00e8s que l\u2019Alg\u00e9rie sera devenue ind\u00e9pendante et suivra son destin naturel en devenant une organisation de mod\u00e8le communiste, contr\u00f4l\u00e9e par l\u2019Etat, avec des liens de coop\u00e9ration \u00e9troite avec la FSM. Ce n\u2019est que bien plus tard qu\u2019une partie de sa base et de ses cadres, aid\u00e9s par la crise du r\u00e9gime du FLN, tenteront de reprendre l\u2019initiative et lutteront pour l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019organisation.<\/p>\n<p>La d\u00e9cision du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de la CISL s\u2019est av\u00e9r\u00e9e fatale pour les travailleurs alg\u00e9riens en ouvrant la voie \u00e0 la vague de terreur qui s\u2019abattit sur l\u2019USTA et qui a d\u00e9truit pendant au moins trois d\u00e9cennies toutes les traces d\u2019un mouvement syndical libre et d\u00e9mocratique en Alg\u00e9rie. Au plus fort de la campagne de terreur, le 8 novembre 1957, le Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de la CISL, dans une d\u00e9claration d\u2019une extraordinaire faiblesse, lan\u00e7a un appel pour l\u2019arr\u00eat des attaques terroristes, sans nommer les parties responsables. L\u2019USTA constata avec amertume: \u00abQuand le FLN a compris que les m\u00eames raisons qui avaient fait que Oldenbroek (secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la CISL), Irving Brown, etc. avaient accept\u00e9 la demande d\u2019adh\u00e9sion de l\u2019UGTA, les emp\u00eacheraient \u00e9galement de prendre des sanctions contre l\u2019UGTA quoi qu\u2019il arrive, quand il a donc compris que la grande majorit\u00e9 des travailleurs syndiqu\u00e9s du monde ne connaissait pas la r\u00e9alit\u00e9 du mouvement syndical alg\u00e9rien et ne se donnerait pas la peine de la conna\u00eetre, alors il a su qu\u2019il pouvait tout se permettre.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019UGTA, \u00e0 partir de 1956, pouvait compter sur le soutien de l\u2019URSS et des partis communistes du monde, de la CISL et de l\u2019AFL\u2013CIO, des gouvernements d\u2019Egypte, de Tunisie et du Maroc, entre autres. Le seul soutien de l\u2019USTA venait des minorit\u00e9s ind\u00e9pendantes, g\u00e9n\u00e9ralement en opposition avec leurs propres directions, dans certains syndicats fran\u00e7ais, des libertaires, des socialistes ind\u00e9pendants et des trotskistes du PCI avec Pierre Lambert et Daniel Renard, et parmi les socialistes d\u00e9mocratiques de diff\u00e9rents pays. En France, un comit\u00e9 de solidarit\u00e9 soutenant l\u2019USTA comprenait Bernard (syndicat des imprimeurs CGT), Capocci (journaliste FO), H\u00e9bert (cheminots FO), Houdeville (employ\u00e9s CFTC), Lemoine (mineurs CGT), Lapeyre (travaux publics FO), Laur\u00e9 (enseignants FEN).<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les \u00e9normes pressions exerc\u00e9es sur elle, l\u2019USTA resta quasiment intacte comme organisation jusqu\u2019en 1961. Elle finit par se d\u00e9sint\u00e9grer quand Le MNA fut lui-m\u00eame d\u00e9truit par les mains de son pr\u00e9sident, Messali Hadj. Le fondateur du mouvement d\u2019ind\u00e9pendance alg\u00e9rien, dirigeant charismatique mais de plus en plus autoritaire et parano\u00efaque, per\u00e7ut comme une menace la force et surtout l\u2019ind\u00e9pendance du mouvement syndical construit par les militants ouvriers de son propre parti. Incapable d\u2019emp\u00eacher son parti de se scinder entre sa composante d\u00e9mocratique, fond\u00e9e sur les syndicats, et sa clique personnelle. Messali d\u00e9cida d\u2019imposer l\u2019ob\u00e9issance aveugle en recourant lui-m\u00eame au terrorisme: le 21 juin 1961, une \u00e9quipe de tueurs \u00e0 ses ordres assassina, dans les locaux de l\u2019USTA \u00e0 Lille, trois hauts responsables de la F\u00e9d\u00e9ration de France: Mohamed Boutazir, Ahmed Abdelaziz Baba et Mohamed Ghouti. Un quatri\u00e8me est bless\u00e9, mais survit. Abderrahmane Bensid, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la F\u00e9d\u00e9ration, \u00e9chappe \u00e0 cette attaque par un hasard, et s\u2019abrite chez des amis en Suisse. Il rentrera dans sa ville natale de Tlemcen en 1962, gravement atteint d\u2019une maladie d\u00e9bilitante, mais lucide et reniant en rien son engagement de militant. Il d\u00e9c\u00e9dera \u00e0 Tlemcen le 20 septembre 1978, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 46 ans.<\/p>\n<p>Cette action de folie criminelle et auto-destructrice de la part du dirigeant vieillissant du MNA, met un terme \u00e0 la premi\u00e8re tentative de syndicalisme libre parmi les travailleurs alg\u00e9riens, parachevant le travail commenc\u00e9 par la police fran\u00e7aise et les tueurs du FLN. Dans le m\u00eame temps, elle met un terme aux perspectives de d\u00e9mocratie en Alg\u00e9rie pour plusieurs d\u00e9cennies. Le m\u00e9contentement populaire et la haine envers la tyrannie, l\u2019autoritarisme et la corruption du FLN rechercheront et trouveront un nouvel exutoire: l\u2019int\u00e9grisme islamique. Aujourd\u2019hui, cependant, comme \u00e0 la veille de l\u2019ind\u00e9pendance, la cause de la d\u00e9mocratie en Alg\u00e9rie d\u00e9pend de l\u2019\u00e9mergence d\u2019un mouvement syndical authentiquement libre et d\u00e9mocratique. Quand les travailleurs alg\u00e9riens entreront en lutte pour organiser un tel mouvement le souvenir de leurs camarades qui ont v\u00e9cu et sont morts pour cette cause il y a de cela pr\u00e8s de quarante ans leur servira d\u2019exemple. Honneur soit \u00e0 leur m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Albert Camus, dans La R\u00e9volution Prol\u00e9tarienne, \u00e9crivait en octobre 1957:<\/p>\n<p>&#8220;Puisque je m\u2019adresse \u00e0 des syndicalistes, j\u2019ai une question \u00e0 leur poser et \u00e0 me poser. Allons-nous laisser assassiner les meilleurs militants syndicalistes alg\u00e9riens par une organisation qui semble vouloir conqu\u00e9rir, au moyen de l\u2019assassinat, la direction totalitaire du mouvement alg\u00e9rien ? Les cadres alg\u00e9riens, dont l\u2019Alg\u00e9rie de demain, quelle qu\u2019elle soit, ne pourra se passer, sont rarissimes (et nous avons nos responsabilit\u00e9s dans cet \u00e9tats des choses). Mais parmi eux, au premier plan, sont les militants syndicalistes. On les tue les uns apr\u00e8s les autres, et \u00e0 chaque militant qui tombe, l\u2019avenir alg\u00e9rien s\u2019enfonce un peu plus dans la nuit. Il faut dire au moins et le plus haut possible pour emp\u00eacher que l\u2019anticolonialisme devienne la bonne conscience qui justifie tout et d\u2019abord les tueurs.&#8221;<\/p>\n<hr style=\"height: 1px;background-color: gray\" \/>\n<p><em>Dan Gallin du Global Labour Institute raconte l&#8217;histoire du mouvement syndical d\u00e9mocratique. Cet paper si-dessus adreses le theme du Naissance et mort du premier mouvement syndical alg\u00e9rien.<br \/>\n<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Alg\u00e9rie \u00e9tait perdue pour la d\u00e9mocratie bien avant l\u2019assassinat de son pr\u00e9sident Mohamed Boudiaf le 29 juin 1992, avant m\u00eame l\u2019imposition de l\u2019\u00e9tat de si\u00e8ge le 3 avril 1991 et l\u2019annulation des \u00e9lections en janvier 1992, et avant les dictatures successives de Ahmed Ben Bella, Houari Boumedienne ou Chadli Benjedid.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[19,5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14"}],"collection":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":473,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14\/revisions\/473"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}