{"id":15,"date":"2007-07-13T17:51:20","date_gmt":"2007-07-13T17:51:20","guid":{"rendered":"http:\/\/global-labour.info\/fr\/2007\/07\/13\/les-archives-du-mouvement-ouvrier-un-enjeu-identitaire-par-dan-gallin-2004\/"},"modified":"2022-03-11T14:21:07","modified_gmt":"2022-03-11T14:21:07","slug":"les-archives-du-mouvement-ouvrier-un-enjeu-identitaire-par-dan-gallin-2004","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/2007\/07\/13\/les-archives-du-mouvement-ouvrier-un-enjeu-identitaire-par-dan-gallin-2004\/","title":{"rendered":"Les archives du mouvement ouvrier: un enjeu identitaire &#8211; par Dan Gallin (Mai 2004)"},"content":{"rendered":"<p><em><strong>Coll\u00e8ge du Travail, Rencontre &#8220;Archives&#8221;, Gen\u00e8ve, 7 &#8211; 8 mai 2004<\/strong><\/em><br \/>\n<em>Le <a href=\"http:\/\/www.collegedutravail.ch\">Coll\u00e8ge du Travail <\/a>de Gen\u00e8ve est une fondation constitu\u00e9e en 1978 par Lucien Tronchet, ancien pr\u00e9sident du Syndicat du b\u00e2timent de Gen\u00e8ve, pour &#8220;la mise en valeur de la m\u00e9moire du monde du travail.&#8221; En mai 2004, le Coll\u00e8ge du Travail a organis\u00e9, ensemble avec l&#8217;Association pour l&#8217;\u00e9tude de l&#8217;histoire du mouvement ouvrier (AEHMO), un colloque sur le th\u00e8me &#8220;Archives, histoire et identit\u00e9 du mouvement ouvrier&#8221;, \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 ouvri\u00e8re de Gen\u00e8ve, avec la participation d&#8217;intervenants de France, Italie et de Suisse. Dan Gallin \u00e9tait parmi les intervenants et son intervention est donn\u00e9e ci-dessous<\/em>.<br \/>\n<!--more--><br \/>\nLa croyance commun\u00e9ment admise en ce qui concerne l&#8217;histoire, c&#8217;est que c&#8217;est l&#8217;\u00e9tude du pass\u00e9, des \u00e9v\u00e9nements pass\u00e9s, et que l&#8217;histoire du mouvement ouvrier est donc l&#8217;\u00e9tude de son pass\u00e9.<\/p>\n<p>Une fois ceci dit, rien n&#8217;est encore dit sur le r\u00f4le de l&#8217;histoire dans le temps: dans la mesure o\u00f9 les exp\u00e9riences, ou &#8220;l&#8217;exp\u00e9rience&#8221; (le tout form\u00e9 par l&#8217;ensemble des exp\u00e9riences), sont transmissibles, c&#8217;est \u00e0 travers l&#8217;histoire qu&#8217;elle se transmettent. Il ne s&#8217;agit donc pas du pass\u00e9, mais du pr\u00e9sent et de l&#8217;avenir.<\/p>\n<p>C&#8217;est cela le r\u00f4le essentiel de l&#8217;histoire pour le mouvement ouvrier: en transmettant son exp\u00e9rience, l&#8217;histoire transmet ses id\u00e9es et ses valeurs, c&#8217;est \u00e0 dire sa raison d&#8217;\u00eatre et les bases essentielles de son identit\u00e9. C&#8217;est dans ce r\u00f4le que l&#8217;histoire est fondatrice de son pr\u00e9sent et de son avenir.<\/p>\n<p>Pour an\u00e9antir un mouvement, la r\u00e9pression ne suffit pas: il faut le priver de son identit\u00e9, donc de son histoire. Le pouvoir qui cherche \u00e0 contr\u00f4ler le pr\u00e9sent et l&#8217;avenir, doit contr\u00f4ler le pass\u00e9, c&#8217;est \u00e0 dire \u00e0 le r\u00e9inventer selon ses besoins. Vous vous souvenez du slogan du Parti totalitaire de &#8220;l&#8217;Oc\u00e9anie&#8221; dans le livre de Orwell, 1984: &#8220;Celui qui a le contr\u00f4le du pass\u00e9 a le contr\u00f4le du futur. Celui qui a le contr\u00f4le du pr\u00e9sent a le contr\u00f4le du pass\u00e9&#8221;.<\/p>\n<p>Or, il y a un obstacle: les archives, c&#8217;est \u00e0 dire la documentation des faits historiques. Scripta manent. C&#8217;est la raison pour laquelle toute entreprise totalitaire qui veut contr\u00f4ler le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l&#8217;avenir doit faire dispara\u00eetre les archives, soit en les d\u00e9truisant, soit en les falsifiant, soit en les confisquant. Dans &#8220;l&#8217;Oc\u00e9anie&#8221; de Orwell, c&#8217;\u00e9tait une des principales fonctions du Minist\u00e8re de la V\u00e9rit\u00e9, mais Orwell s&#8217;inspirait \u00e9videmment des exemples r\u00e9els des grandes entreprises criminelles du 20\u00e8me si\u00e8cle: le Nazisme et le Stalinisme.<\/p>\n<p>La destruction ou la confiscation des archives, et bien \u00e9videmment leur falsification, sert le mensonge. Elle est toujours r\u00e9actionnaire et ne peut servir qu&#8217;un pouvoir r\u00e9actionnaire fond\u00e9 sur le mensonge. Nous savons entre temps que seule la v\u00e9rit\u00e9 est r\u00e9volutionnaire et je dirais que la pr\u00e9servation et surtout l&#8217;utilisation des archives est en soi un acte de r\u00e9sistance r\u00e9volutionnaire.<br \/>\n&#8220;Du pass\u00e9 faisons table rase&#8221; \u2013 quelle l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, quelle inconscience, quelle innocence, chez les auteurs de l&#8217;Internationale! Ils ne s&#8217;imaginaient pas qu&#8217;un jour cela pourrait \u00eatre notre pass\u00e9 \u00e0 nous, dont ils font partie, qui pourrait dispara\u00eetre.<\/p>\n<p>En Espagne, on commence seulement maintenant \u00e0 ouvrir les charniers du franquisme. La fin du r\u00e9gime et la d\u00e9mocratisation avaient \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9es d&#8217;une sorte de pacte du silence et la peur a longtemps persist\u00e9 J&#8217;ai visit\u00e9 les \u00celes Canaries comme secr\u00e9taire syndical, cela devait \u00eatre en 1979. Franco et son successeur d\u00e9sign\u00e9, Carrero Blanco, \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 morts deux, trois ans. A Gran Canaria il y a une montagne avec un pr\u00e9cipice. Au sommet du pr\u00e9cipice, on avait fusill\u00e9 les prisonniers r\u00e9publicains, ensuite on avait dynamit\u00e9 le flanc de la montagne pour couvrir les corps de pierres. Ils y sont toujours, ensevelis sous la pierraille. Je voulais y aller et leur rendre hommage; les camarades syndicalistes m&#8217;ont pri\u00e9 de n&#8217;en rien faire. Il fallait \u00e9viter les provocations, disaient-ils. J&#8217;aurais d\u00fb insister.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, l&#8217;Espagne n&#8217;est plus intimid\u00e9e. Les archives sont maintenant accessibles, autant celles de la r\u00e9pression que celles de la r\u00e9sistance. Elles se trouvent dans des universit\u00e9s, dans des fondations, une partie, celle qui concerne les anarcho-syndicalistes, \u00e0 Amsterdam, \u00e0 l&#8217;Institut d&#8217;Histoire sociale. L&#8217;histoire du mouvement ouvrier est \u00e9crite, et son identit\u00e9 est forte.<br \/>\nLes Nazis, en Allemagne, avaient commenc\u00e9 par br\u00fbler les livres. C&#8217;\u00e9tait un acte symbolique, mais il \u00e9tait suivi de la saisie des archives des partis de gauche et des syndicats pour les utiliser \u00e0 des fins de r\u00e9pression polici\u00e8re, et de l&#8217;\u00e9puration des biblioth\u00e8ques. C&#8217;est ce qui s&#8217;est pass\u00e9 ensuite en Europe occup\u00e9e. Ils n&#8217;ont pas r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9truire le mouvement ouvrier &#8211; \u00e0 une exception pr\u00e8s, et elle est de taille: ils ont r\u00e9ussi \u00e0 an\u00e9antir le Bund juif, en an\u00e9antissant ses membres: le prol\u00e9tariat juif de Pologne, de Lithuanie et de Russie. En Europe occidentale, le mouvement ouvrier s&#8217;est relev\u00e9 apr\u00e8s la Lib\u00e9ration, certes exsangue, mais avec la m\u00e9moire et une identit\u00e9 intactes. Il est vrai que le Nazisme n&#8217;avait dur\u00e9 que douze ans en Allemagne, et cinq ans en Europe occup\u00e9e.<\/p>\n<p>Le Stalinisme, lui, a dur\u00e9 plus longtemps: soixante ans en URSS, quarante ans en Europe occup\u00e9e. Le KGB et ses filiales dans les pays du bloc ont eu tout le loisir d&#8217;effacer la m\u00e9moire de tout ce qui pr\u00e9c\u00e9dait: en Russie, \u00e0 commencer par les Mench\u00e9viks, les Social-R\u00e9volutionnaires, les Anarchistes, ensuite les dissidences du Bolch\u00e9visme, Trotskystes, Bukhariniens et autres. La trace \u00e9crite de leur existence disparaissait dans les archives du KGB, les photos \u00e9taient retouch\u00e9s plusieurs fois de suite pour faire dispara\u00eetre les dissidents au fur et \u00e0 mesure. Garder des archives personnelles \u00e9tait un crime.<\/p>\n<p>En Europe occup\u00e9e, il fallait faire dispara\u00eetre le mouvement ouvrier ind\u00e9pendant: il fallait remplacer les syndicats ind\u00e9pendants par des organisations contr\u00f4l\u00e9es par l&#8217;Etat et par le Parti Communiste, obliger les partis social-d\u00e9mocrates \u00e0 fusionner avec les PC sous le contr\u00f4le de ces derniers, r\u00e9primer les \u00eelots de r\u00e9sistance. Et surtout, faire dispara\u00eetre la m\u00e9moire: la m\u00e9moire de ce qu&#8217;avait \u00e9t\u00e9 le mouvement ouvrier d&#8217;avant-guerre, la m\u00e9moire de ses valeurs, de sa culture, de ses id\u00e9es, c&#8217;est \u00e0 dire son identit\u00e9.<\/p>\n<p>En soixante ans, et m\u00eame en quarante ans, en y mettant les moyens, on y arrive. Et, dans un sens, ils ont gagn\u00e9: les d\u00e9g\u00e2ts ont \u00e9t\u00e9 durables. Le mouvement ouvrier qui s&#8217;est reconstitu\u00e9 en Europe orientale est un mouvement profond\u00e9ment en crise, d\u00e9sorient\u00e9 parce que sans m\u00e9moire, autre que celle du pass\u00e9 imm\u00e9diat, le r\u00e9gime abrutissant, avilissant et destructeur du Stalinisme. Ce mouvement se d\u00e9bat dans une confusion politique et morale terrible: toute la culture du mouvement ouvrier historique a \u00e9t\u00e9 s\u00e9questr\u00e9e et salie par le Stalinisme, auquel elle est maintenant identifi\u00e9e.<br \/>\nComment peut-on d\u00e9fendre les travailleurs, surtout sans mener une &#8220;lutte des classes&#8221;, puisque la &#8220;lutte des classes&#8221;, c&#8217;est le langage des oppresseurs d&#8217;hier, et que la nouvelle sagesse, c&#8217;est le chacun pour soi? Le drapeau rouge?<\/p>\n<p>Impossible, c&#8217;\u00e9tait le drapeau des autres, donc on adopte un drapeau bleu, la couleur des conservateurs. L&#8217;Internationale? une chanson communiste. On se donne du &#8220;Monsieur&#8221; parce que le mot &#8220;camarade&#8221; est honni. Le socialisme? vous n&#8217;y songez pas, c&#8217;\u00e9tait l&#8217;ancien r\u00e9gime, le r\u00e9gime que l&#8217;on vomit. Et comment d\u00e9fendre les travailleurs contre les privatisations alors que l&#8217;id\u00e9ologie n\u00e9o-lib\u00e9rale triomphe et qu&#8217;on a plus rien \u00e0 lui opposer?<\/p>\n<p>Et ceux d&#8217;entre nous, en Suisse, qui continuent, avec beaucoup de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, \u00e0 parler des &#8220;pays socialistes&#8221; en parlant de l&#8217;ancien bloc sovi\u00e9tique, ou de &#8220;Cuba socialiste&#8221;, ne font qu&#8217;entretenir ces confusions et contribuent \u00e0 discr\u00e9diter l&#8217;id\u00e9e du socialisme.<\/p>\n<p>Des partis socialistes se sont malgr\u00e9 tout reconstitu\u00e9s. A part le cas de la R\u00e9publique Tch\u00e8que, o\u00f9 le parti social-d\u00e9mocrate historique est redevenu le parti repr\u00e9sentatif de la gauche et d&#8217;ailleurs parti de gouvernement, ces partis peinent \u00e0 survivre. D&#8217;autant plus que les partis communistes recycl\u00e9s s&#8217;appellent aussi partis social-d\u00e9mocrates ou socialistes, dans certains cas parce qu&#8217;ils cherchent r\u00e9ellement \u00e0 l&#8217;\u00eatre, dans d&#8217;autres pour donner le change.<\/p>\n<p>En Roumanie, le petit parti social-d\u00e9mocrate historique reconstitu\u00e9 en 1990, a disparu en se fondant dans le grand parti &#8220;social-d\u00e9mocrate&#8221; communiste recycl\u00e9, qui est au gouvernement, et qui distribue les pr\u00e9bendes et menace les opposants. En Allemagne, le PDS a au moins eu la d\u00e9cence de s&#8217;excuser aupr\u00e8s du SPD pour la fusion forc\u00e9e de 1947; en Roumanie, ce n&#8217;\u00e9tait pas la peine.<\/p>\n<p>En G\u00e9orgie, r\u00e9publique ind\u00e9pendante avec un gouvernement mench\u00e9vik de 1918 \u00e0 1921, \u00e9cras\u00e9e par l&#8217;Arm\u00e9e rouge, redevenue ind\u00e9pendante en 1991, avait adopt\u00e9 la constitution mench\u00e9vique \u2013 mais le parti mench\u00e9vik est aujourd&#8217;hui un groupuscule. Shevarnadze avait fait le n\u00e9cessaire pour qu&#8217;il ne resurgisse pas. Et maintenant on parle de changer la constitution: la constitution mench\u00e9vique \u00e9tait trop socialiste.<\/p>\n<p>Je pourrais multiplier les exemples, mais je ne veux pas allonger: vous avez compris de quoi il s&#8217;agit.<\/p>\n<p>Nous venons de vivre l&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;Union europ\u00e9enne. Les mouvements ouvriers de huit pays sortis du communisme nous rejoignent: bien que la Suisse ne fasse pas partie de l&#8217;Union, nous sommes aussi concern\u00e9s. D&#8217;autres pays suivront, et nous ne pouvons ignorer le mouvement ouvrier russe et des autres pays de l&#8217;ex-URSS. Nous avons maintenant un grand probl\u00e8me: comment communiquer avec ces mouvements, des mouvements pour la plupart a-historiques, sans m\u00e9moire et sans id\u00e9ologie, pour reconstituer l&#8217;unit\u00e9 du mouvement international, alors que l&#8217;exp\u00e9rience des derniers quarante ans, ou soixante ans, nous s\u00e9pare?<\/p>\n<p>Nous pourrions aller au plus petit d\u00e9nominateur commun: la d\u00e9fense \u00e9l\u00e9mentaire des int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats des travailleurs sur le lieu du travail, se r\u00e9signer \u00e0 ce que le retour de manivelle contre le Stalinisme a conduit \u00e0 l&#8217;effondrement de grands pans id\u00e9ologiques et politiques de notre mouvement \u00e0 l&#8217;Est, ensuite compter sur l&#8217;exp\u00e9rience pour r\u00e9cup\u00e9rer au moins une partie du terrain perdu. Je ne pense pas que c&#8217;est cela qu&#8217;il faut faire. Je pense que notre t\u00e2che et notre devoir est au contraire de d\u00e9fendre notre h\u00e9ritage et en m\u00eame temps d&#8217;aider les travailleurs de l&#8217;Est \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer leur histoire, c&#8217;est \u00e0 dire leur identit\u00e9 de classe, pour reconqu\u00e9rir une vision du monde, de la soci\u00e9t\u00e9 globale, et de notre avenir qui nous soit commune. M\u00eame \u00e0 leur insu, car tous n&#8217;y sont pas int\u00e9ress\u00e9s \u2013 mais je sais que dans certains pays, dans certaines organisations, il y a une demande, une soif de savoir, comme chez les orphelins de la dictature argentine qui cherchent \u00e0 retrouver leurs vrais parents.<\/p>\n<p>Comment r\u00e9cup\u00e9rer cette m\u00e9moire? Elle est dans les archives des syndicats ind\u00e9pendants, majoritairement socialistes, et dans les archives des partis socialistes d&#8217;avant-guerre. O\u00f9 sont ces archives? Ils ont disparu dans les archives des Partis communistes et dans celles des KGB locales.<\/p>\n<p>Ce serait un grand projet, historiquement important, de faire ouvrir ces archives, et qu&#8217;une \u00e9quipe de chercheurs reconstitue l&#8217;histoire de ce que fut le mouvement ouvrier dans l&#8217;Est de l&#8217;Europe avant le d\u00e9luge. Cela changerait \u00e0 la fois notre vision de ce mouvement et leur propre vision de leur place dans l&#8217;histoire du mouvement ouvrier mondial. A ceux qui croient que ceci est un projet d&#8217;arch\u00e9ologie politique, je dis: bien au contraire, une fois encore il s&#8217;agit du pr\u00e9sent et de l&#8217;avenir.<\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;\">Save<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;\">Save<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coll\u00e8ge du Travail, Rencontre &#8220;Archives&#8221;, Gen\u00e8ve, 7 &#8211; 8 mai 2004 Le Coll\u00e8ge du Travail de Gen\u00e8ve est une fondation constitu\u00e9e en 1978 par Lucien Tronchet, ancien pr\u00e9sident du Syndicat du b\u00e2timent de Gen\u00e8ve, pour &#8220;la mise en valeur de la m\u00e9moire du monde du travail.&#8221; En mai 2004, le Coll\u00e8ge du Travail a organis\u00e9, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[19],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15"}],"collection":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":174,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15\/revisions\/174"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}