{"id":18,"date":"2008-04-28T12:32:01","date_gmt":"2008-04-28T12:32:01","guid":{"rendered":"http:\/\/global-labour.info\/fr\/2008\/04\/28\/syndicalisme-le-retour-par-dan-gallin-2003\/"},"modified":"2022-03-11T14:21:06","modified_gmt":"2022-03-11T14:21:06","slug":"syndicalisme-le-retour-par-dan-gallin-2003","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/2008\/04\/28\/syndicalisme-le-retour-par-dan-gallin-2003\/","title":{"rendered":"Syndicalisme: le retour &#8211; par Dan Gallin (2003)"},"content":{"rendered":"<p>L&#8217;article ci-dessous a paru dans Choisir, Revue de p\u00e8res j\u00e9suites (mensuelle), avril 2003<br \/>\n(R\u00e9daction: Rue Jacques-Dalphin 18, CH-1227 Carouge, redaction@choisir.ch, www.choisir.ch)<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\nLe d\u00e9clin du syndicalisme a \u00e9t\u00e9 un th\u00e8me \u00e0 la mode pendant longtemps. Dans les ann\u00e9es 1980 et 1990, dans de nombreux pays, le syndicalisme a recul\u00e9. Les causes en sont multiples: la d\u00e9composition de la classe ouvri\u00e8re et sa recomposition sous d&#8217;autres formes, la r\u00e9pression, \u00e0 diff\u00e9rents niveaux d&#8217;intensit\u00e9, mais toujours pr\u00e9sente, l&#8217;inertie des organisations devant le changement.<br \/>\n<em><strong>Les d\u00e9localisations <\/strong><\/em><br \/>\nL&#8217;av\u00e8nement d&#8217;une \u00e9conomie mondialis\u00e9e a \u00e9norm\u00e9ment accru la puissance des soci\u00e9t\u00e9s transnationales et la mobilit\u00e9 du capital, alors que les syndicats, en d\u00e9pit de leur id\u00e9ologie internationaliste et de l&#8217;existence d&#8217;organisations syndicales internationales, continuent \u00e0 se battre pour l&#8217;essentiel dans le cadre de l&#8217;Etat national. Les entreprises d\u00e9localisent leur production dans les pays o\u00f9 la main d&#8217;\u0153uvre est le meilleur march\u00e9 parce que les syndicats y sont faibles ou interdits (d&#8217;Allemagne en Hongrie, d&#8217;Hongrie en Ukraine, d&#8217;Ukraine en Chine), et les organisations syndicales internationales peinent \u00e0 construire des structures efficaces capables de suivre les entreprises et de les confronter o\u00f9 qu&#8217;elles aillent.<br \/>\n<em><strong>La restructuration des entreprises<\/strong><\/em><br \/>\nLa structure des entreprises a aussi chang\u00e9. En r\u00e9duisant le nombre de postes permanents \u00e0 temps plein, en d\u00e9centralisant et en sous-traitant toutes leurs activit\u00e9s hormis celles de base, et en ayant recours autant que possible aux diff\u00e9rentes formes de travail pr\u00e9caire (temps partiel, temporaire, saisonnier, sur appel) le patronat d\u00e9r\u00e9glemente le march\u00e9 du travail. La sous-traitance en cascade aboutit finalement au travail \u00e0 domicile, avec des conditions de travail et de r\u00e9mun\u00e9ration qui se d\u00e9gradent au fur et \u00e0 mesure que l&#8217;on s&#8217;\u00e9loigne du centre. Or, les travailleurs aux diff\u00e9rents niveaux de sous-traitance, beaucoup plus nombreux, tombent hors du champ d&#8217;action des syndicats traditionnels. C&#8217;est ce qui explique, par exemple, la chute du taux de syndicalisation au Japon (de 56% en 1950 \u00e0 environ 20% aujourd&#8217;hui), mais aussi dans d&#8217;autres pays industrialis\u00e9s.<br \/>\n<em><strong>La crise et l&#8217;informalisation du travail <\/strong><\/em><br \/>\nLa crise de la dette des pays en sous-d\u00e9veloppement, le d\u00e9mant\u00e8lement du secteur public, la d\u00e9r\u00e9glementation du travail dans le cadre des programmes d&#8217;ajustement structurel (PAS) du Fonds mon\u00e9taire international (FMI) et de la Banque mondiale et la succession de crises \u00e9conomiques et financi\u00e8res depuis 1997 ont \u00e9ject\u00e9 des millions de travailleurs de l&#8217;emploi formel pour les pr\u00e9cipiter dans l&#8217;\u00e9conomie informelle: d&#8217;abord en Asie, ensuite dans les PECO et les pays successeurs de l&#8217;URSS, et derni\u00e8rement encore en Argentine, avec une chute catastrophique de leurs niveaux de vie. Ces millions s&#8217;ajoutent \u00e0 d&#8217;autres, \u00e9ject\u00e9s de l&#8217;emploi formel par la restructuration des entreprises.<br \/>\nDans les pays en sous-d\u00e9veloppement, les travailleurs informels repr\u00e9sentent la majorit\u00e9 de la population active (par exemple 60% au Br\u00e9sil et au Mexique, 97% en Inde; en Afrique, 80% de l&#8217;emploi non agricole, 60% de l&#8217;emploi urbain et 90% des nouveaux emplois). Dans les pays industrialis\u00e9s (Europe occidentale, Am\u00e9rique du Nord et Japon), l&#8217;\u00e9conomie informelle est en croissance et se situe actuellement en moyenne autour de 15% de la population active.<br \/>\nLa mondialisation a donc eu pour cons\u00e9quence de d\u00e9manteler le secteur public et m\u00eame le secteur formel priv\u00e9, base traditionnelle du mouvement syndical et de ses acquis sociaux, alors que les travailleurs de l&#8217;\u00e9conomie informelle, sans droits ni protection sociale, et sans repr\u00e9sentation syndicale, restent int\u00e9gr\u00e9s aux cha\u00eenes de production et de commercialisation mondiales.<br \/>\n<em><strong>La r\u00e9pression <\/strong><\/em><br \/>\nEnfin, la r\u00e9pression a \u00e9t\u00e9, et reste, une entrave majeure \u00e0 la syndicalisation dans de nombreux pays: chaque ann\u00e9e plusieurs milliers de syndicalistes sont assassin\u00e9s, emprisonn\u00e9s, battus ou tortur\u00e9s par les forces de r\u00e9pression et souvent condamn\u00e9s \u00e0 de longues peines de prisons. Chaque ann\u00e9e, des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses perdent leur emploi pour le seul fait d&#8217;avoir essay\u00e9 d&#8217;organiser un syndicat. Dans de nombreux pays, les syndicats libres sont interdits, notamment en Chine, qui \u00e0 elle seule attire la majorit\u00e9 des investissements \u00e9trangers dans le monde. Les pays o\u00f9 les droits syndicaux sont reconnus et respect\u00e9s sont en minorit\u00e9.<br \/>\nCependant, m\u00eame au creux de la vague, le recul n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 universel. Partout o\u00f9 les conditions politiques lui sont rest\u00e9es favorables, en partie gr\u00e2ce \u00e0 ses propres efforts, le mouvement syndical a r\u00e9sist\u00e9. C&#8217;est notamment le cas dans les Pays nordiques o\u00f9 les syndicats ont maintenu les taux d&#8217;organisation les plus \u00e9lev\u00e9s du monde (autour de 80%) et une forte influence politique, malgr\u00e9 les restructurations \u00e9conomiques et la mont\u00e9e du ch\u00f4mage. Dans les pays de l&#8217;Europe du Sud comme la Gr\u00e8ce, l&#8217;Espagne et le Portugal, encore des dictatures dans les ann\u00e9es 1970, le mouvement syndical fait preuve d&#8217;un dynamisme que d&#8217;autres syndicats europ\u00e9ens pourraient lui envier. Aux Philippines, le mouvement syndical s&#8217;est fortement d\u00e9velopp\u00e9 apr\u00e8s la chute du dictateur Marcos; en Afrique du Sud, il a \u00e9t\u00e9 l&#8217;un des principaux artisans et b\u00e9n\u00e9ficiaires de la chute de l&#8217;apartheid; en Cor\u00e9e du Sud et au Br\u00e9sil le mouvement syndical est la principale force du mouvement d\u00e9mocratique, en alliance avec des nouveaux mouvements sociaux.<br \/>\nJ&#8217;\u00e9crivais ici-m\u00eame il y a cinq ans que le mouvement syndical n&#8217;\u00e9tait pas en d\u00e9clin mais en transformation. Cette transformation lui est impos\u00e9e par les d\u00e9fis de la mondialisation, et elle est in\u00e9luctable. Il est encore trop t\u00f4t pour g\u00e9n\u00e9raliser, et pour dire que le mouvement syndical a d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 de la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;offensive, mais on peut d\u00e9celer les signes d&#8217;un renouveau syndical et d&#8217;autres \u00e9l\u00e9ments laissant pr\u00e9sager un renversement de tendance. Ils sont visibles dans les pays qui ont \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 subir l&#8217;assaut de la vague n\u00e9o-lib\u00e9rale, tels que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, et aussi ailleurs. En gros, il s&#8217;agit de l&#8217;essor des nouveaux mouvements sociaux, l&#8217;organisation dans le secteur informel, la f\u00e9minisation du syndicalisme, le discr\u00e9dit du programme n\u00e9o-lib\u00e9ral, le retour de la politique et le renforcement du syndicalisme international.<br \/>\nAux Etats-Unis, depuis qu&#8217;une nouvelle direction a \u00e9t\u00e9 \u00e9lue \u00e0 la centrale nationale AFL-CIO \u00e0 son congr\u00e8s de 1995, le syndicalisme est en mouvement. Le changement se manifeste dans trois domaines: l&#8217;organisation, une politique d&#8217;alliance avec les mouvements sociaux, une plus grande ouverture vers la gauche politique.<br \/>\nDans le domaine de l&#8217;organisation, l&#8217;une des premi\u00e8res mesures de la nouvelle direction a \u00e9t\u00e9 de d\u00e9cupler le budget pour les activit\u00e9s de recrutement (de 2 \u00e0 20 millions de dollars par an). Le pr\u00e9sident de l&#8217;AFL-CIO \u00e9lu en 1995, John Sweeney, et son \u00e9quipe proviennent de la F\u00e9d\u00e9ration des services (SEIU), le seul syndicat qui, depuis longtemps, fait du recrutement une priorit\u00e9 et qui a gagn\u00e9 des membres au lieu d&#8217;en perdre. Une grande partie de son succ\u00e8s est d\u00fb \u00e0 une strat\u00e9gie d&#8217;alliance avec le monde associatif dans des campagnes cibl\u00e9es: les services d&#8217;entretien d&#8217;immeubles, les services de sant\u00e9, les soins \u00e0 domicile. C&#8217;est une strat\u00e9gie qui est maintenant celle de l&#8217;AFL-CIO dans son ensemble.<br \/>\nL&#8217;AFL-CIO participe aussi aux grandes manifestations contre l&#8217;OMC et les institutions financi\u00e8res internationales, \u00e0 commencer par celle de Seattle de 1999 o\u00f9 les syndicats, pour la premi\u00e8re fois, \u00e9taient pr\u00e9sents en force.<br \/>\nAu lendemain des attentats du 11 septembre 2001, Sweeney offrait \u00e0 Bush son soutien &#8220;inconditionnel&#8221;. Depuis, la politique ultra-conservatrice du gouvernement dans le domaine social et \u00e9conomique et son aventurisme en politique \u00e9trang\u00e8re a fait basculer l&#8217;AFL-CIO dans l&#8217;opposition et dans le camp de la paix. De nombreuses organisations locales, r\u00e9gionales et f\u00e9d\u00e9rations de l&#8217;AFL-CIO ont pris une part active dans le mouvement contre la guerre, notamment lors des manifestations du 15 f\u00e9vrier.<br \/>\nLe 30 janvier, John Sweeney et John Monks, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du TUC, la centrale syndicale britannique, \u00e9crivaient une lettre conjointe \u00e0 Bush et \u00e0 Blair les appelant \u00e0 n&#8217;entreprendre aucune action militaire sans l&#8217;aval des Nations Unies, sans l&#8217;appui de tous les Etats alli\u00e9s et sans la &#8220;l\u00e9gitimit\u00e9 internationale la plus forte.&#8221;<br \/>\nSur le terrain, les syndicats britanniques sont plus clairs. En f\u00e9vrier, deux conducteurs de locomotives, soutenus par leur syndicat, ont refus\u00e9 de conduire des trains transportant du mat\u00e9riel de guerre et plusieurs f\u00e9d\u00e9rations et organisations locales ont menac\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 la guerre par la gr\u00e8ve.<br \/>\nDans tous les pays, les syndicats ont massivement particip\u00e9 aux manifestations anti-guerre du 15 f\u00e9vrier, contrairement \u00e0 ce qui s&#8217;est pass\u00e9 lors de la guerre du Golfe de 1991 et m\u00eame dans la derni\u00e8re phase de la guerre du Vietnam. Il y a \u00e0 cela une explication \u00e9vidente: c&#8217;est, d&#8217;une part, l&#8217;essor du mouvement &#8220;altermondialiste&#8221; dans les quatre ou cinq derni\u00e8res ann\u00e9es. Dans de nombreux pays, le mouvement syndical a rejoint cette coalition, par un effet d&#8217;entra\u00eenement et parce qu&#8217;il est oblig\u00e9 de faire les alliances les plus larges pour r\u00e9sister aux gouvernements conservateurs. D&#8217;autre part, le mod\u00e8le n\u00e9o-lib\u00e9ral se discr\u00e9dite lui-m\u00eame par les nombreux scandales qui frappent des soci\u00e9t\u00e9s prestigieuses, fleurons du capitalisme, par le manque de scrupules et l&#8217;arrogance ostentatoires de grands patrons, par les effets sociaux n\u00e9fastes \u00e9vidents du mod\u00e8le. La perte de cr\u00e9dibilit\u00e9 du mod\u00e8le n\u00e9o-lib\u00e9ral incite \u00e0 chercher des alternatives. Le mouvement syndical red\u00e9couvre ainsi une partie essentielle, mais longtemps oubli\u00e9e, de son mandat: la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats de ses membres passe par un changement de soci\u00e9t\u00e9: il recommence \u00e0 croire qu&#8217;un autre monde est possible.<br \/>\nL&#8217;\u00e9conomie informelle est en croissance mais les travailleurs, et surtout les travailleuses, s&#8217;y organisent aussi, malgr\u00e9 toutes les difficult\u00e9s. Elles s&#8217;organisent parce que c&#8217;est ce que font tous les travailleurs spontan\u00e9ment pour se d\u00e9fendre, et ceci indiff\u00e9remment de la relation d&#8217;emploi. En Inde, un syndicat de femmes auto-employ\u00e9es, la Self Employed Womens Association (SEWA), qui a commenc\u00e9 il y a vingt-cinq ans avec quelques centaines de membres, en compte maintenant pr\u00e8s de sept cent mille, et il est un exemple pour d&#8217;autres. A la fin de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, une f\u00e9d\u00e9ration internationale de syndicats de vendeurs ambulants (StreetNet) s&#8217;est cr\u00e9\u00e9e: son si\u00e8ge est en Afrique du Sud et elle compte des membres en Afrique, en Asie et en Am\u00e9rique Latine. A cela s&#8217;ajoutent des syndicats de travailleuses \u00e0 domicile, d&#8217;employ\u00e9es de maison et d&#8217;autres, dans le monde entier. Ils sont aid\u00e9s par des mouvements de femmes, par des organisations d&#8217;\u00e9ducation ouvri\u00e8re, par des organisations de solidarit\u00e9 et, de plus en plus, par les syndicats traditionnels. Un grand mouvement, fait de r\u00e9seaux multiples et convergents, est ainsi en train de na\u00eetre. Il commencera \u00e0 peser sur les rapports de force sociaux ces prochaines ann\u00e9es.<br \/>\nCe mouvement va de pair avec la f\u00e9minisation du mouvement syndical. Presque partout, les femmes sont encore tr\u00e8s sous-repr\u00e9sent\u00e9es dans les directions syndicales. Dans trois pays seulement, une femme est \u00e0 la t\u00eate d&#8217;une conf\u00e9d\u00e9ration: Australie, Norv\u00e8ge, Su\u00e8de. Sur les dix f\u00e9d\u00e9rations internationales, une seule a une secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale (celle du b\u00e2timent). Mais sur le terrain, cela change. Aux Etats-Unis, par exemple, l&#8217;\u00e9cart des salaires entre hommes et femmes est en train de r\u00e9tr\u00e9cir, parce qu&#8217;un plus grand nombre de femmes se syndiquent, alors que les syndicats perdent encore des membres. En Grande Bretagne, la gr\u00e8ve des employ\u00e9s des municipalit\u00e9s de juillet 2002, qui s&#8217;est sold\u00e9 par une augmentation des salaires de 7,7%, \u00e9tait la plus grande gr\u00e8ve de femmes dans l&#8217;histoire du pays. En Suisse, le syndicat UNIA, cr\u00e9\u00e9 en 1996 par le SIB et la FTMH pour organiser le commerce, les h\u00f4tels et restaurants et d&#8217;autres services, est majoritairement compos\u00e9 de femmes, pour la plupart jeunes. C&#8217;est aussi le seul syndicat de l&#8217;Union syndicale suisse qui est en croissance constante. Le nouveau syndicalisme sera beaucoup plus f\u00e9minin, plus repr\u00e9sentatif et plus inventif.<br \/>\nSur le plan international, l&#8217;action des f\u00e9d\u00e9rations syndicales est devenue beaucoup plus professionnelle et efficace. Les accords internationaux entre soci\u00e9t\u00e9s transnationales et f\u00e9d\u00e9rations syndicales internationales, qui portent sur des questions de principe, en premier lieu la reconnaissance des droits syndicaux, commencent \u00e0 cr\u00e9er un syst\u00e8me de relations sociales internationales (le premier accord de ce type avait \u00e9t\u00e9 conclu entre la f\u00e9d\u00e9ration de l&#8217;alimentation UITA et la soci\u00e9t\u00e9 Danone en 1988; maintenant il y en a une vingtaine, dans presque tous les secteurs). La f\u00e9d\u00e9ration des transports ITF a r\u00e9ussi \u00e0 imposer des normes, y compris des salaires minimum, dans l&#8217;industrie maritime. Le nouveau syndicalisme sera aussi beaucoup plus international.<br \/>\nLe syndicalisme a toujours \u00e9t\u00e9 un combat, toujours difficile, souvent dangereux. Il est port\u00e9 par des millions d&#8217;hommes et de femmes qui luttent chaque jour, partout dans le monde, parce qu&#8217;ils ne peuvent faire autrement, avec les ressources d&#8217;intelligence, de courage, d&#8217;humour, de t\u00e9nacit\u00e9 et de cr\u00e9ativit\u00e9 qui sont propres \u00e0 la condition humaine. C&#8217;est dans ses membres qu&#8217;il trouve, chaque jour, chaque ann\u00e9e et chaque si\u00e8cle, la source de son renouvellement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;article ci-dessous a paru dans Choisir, Revue de p\u00e8res j\u00e9suites (mensuelle), avril 2003 (R\u00e9daction: Rue Jacques-Dalphin 18, CH-1227 Carouge, redaction@choisir.ch, www.choisir.ch)<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18"}],"collection":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":693,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18\/revisions\/693"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}