{"id":26,"date":"2008-04-30T18:20:00","date_gmt":"2008-04-30T18:20:00","guid":{"rendered":"http:\/\/global-labour.info\/fr\/2008\/04\/30\/2011\/"},"modified":"2022-03-11T14:21:06","modified_gmt":"2022-03-11T14:21:06","slug":"2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/2008\/04\/30\/2011\/","title":{"rendered":"Rapport d\u2019activit\u00e9s 2011"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le contexte politique<\/strong><br \/>\nLes \u00e9v\u00e9nements marquants de l\u2019ann\u00e9e 2011 ont \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9mergence de mouvements sociaux inattendus et puissants contestant l\u2019ordre social \u00e9tabli : les r\u00e9volutions arabes et le mouvement \u00ab Occupy Wall Street \u00bb.<\/p>\n<p>Les r\u00e9volutions arabes \u2013 des soul\u00e8vements populaires contre des dictatures corrompues, r\u00e9pressives et bien \u00e9tablies \u2013 ont d\u00e9but\u00e9 en Tunisie en d\u00e9cembre 2010, pour s\u2019\u00e9tendre \u00e0 l\u2019\u00c9gypte en janvier 2011, \u00e0 la Libye en f\u00e9vrier, au Bahre\u00efn en mars, \u00e0 la Syrie en avril et au Y\u00e9men en juin.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, seuls les peuples de Tunisie, d\u2019\u00c9gypte, de la Libye et du Y\u00e9men sont parvenus \u00e0 renverser leurs dictateurs. La Tunisie a r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir une d\u00e9mocratie stable, l\u2019\u00c9gypte conna\u00eet une confrontation entre les mouvements d\u00e9mocratiques et l\u2019arm\u00e9e, qui conserve un pouvoir politique consid\u00e9rable, la Libye et le Y\u00e9men sont pour l\u2019instant encore instables, au Bahre\u00efn, le mouvement d\u00e9mocratique doit encore l\u2019emporter et la Syrie est enlis\u00e9e dans une guerre civile dont l\u2019issue est incertaine.<\/p>\n<p>Ces \u00e9volutions n\u2019ont eu qu\u2019un effet limit\u00e9 sur le mouvement ouvrier. En Tunisie, la principale centrale nationale, l\u2019UGTT, par une volte-face impressionante, a fait fi de son soutien de longue date au r\u00e9gime Ben Ali pour rejoindre le mouvement d\u00e9mocratique. D\u2019autres centrales nationales sont apparues (CGTT, UTT), mais leur influence semble limit\u00e9e.<\/p>\n<p>En \u00c9gypte, deux nouvelles organisations syndicales sont apparues au cours du soul\u00e8vement d\u00e9mocratique. La F\u00e9d\u00e9ration des syndicats \u00e9gyptiens ind\u00e9pendants (acronyme anglais EFITU) a \u00e9t\u00e9 form\u00e9e en janvier, et le Congr\u00e8s syndical d\u00e9mocratique \u00e9gyptien (EDCL) \u00e9tabli en octobre avec le soutien de 149 syndicats. Ces deux organisations repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui plus de 300 syndicats, \u00e0 la fois des syndicats plus anciens qui ont quitt\u00e9 la F\u00e9d\u00e9ration syndicale \u00e9gyptienne (ETUF) et de nouveaux syndicats qui ont vu le jour depuis la r\u00e9volution. L\u2019ETUF, auparavant contr\u00f4l\u00e9e par l\u2019\u00c9tat, bien que tr\u00e8s affaiblie, continue \u00e0 exister.<\/p>\n<p>Notre camarade Kamal Abbas, coordinateur g\u00e9n\u00e9ral du Centre pour les services aux syndicats et travailleurs (CTUWS), un organisateur de longue date de l\u2019opposition syndicale au r\u00e9gime Moubarak, risque une peine de prison de six mois pour avoir &#8220;insult\u00e9 un repr\u00e9sentant des pouvoirs publics&#8221; lors de la Conf\u00e9rence internationale du travail de 2011 (il avait en fait publiquement contest\u00e9 le droit du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de l\u2019ETUF \u00e0 repr\u00e9senter les travailleurs \u00e9gyptiens). Le GLI participe \u00e0 la campagne internationale appelant les autorit\u00e9s \u00e9gyptiennes \u00e0 abandonner les poursuites \u00e0 son encontre.<br \/>\nLors d\u2019une \u00e9mouvante d\u00e9monstration de solidarit\u00e9 et de conscience internationales, les manifestants de la place Tahrir du Caire, l\u2019\u00e9picentre du soul\u00e8vement d\u00e9mocratique, ont fait part en f\u00e9vrier de leur soutien au mouvement des employ\u00e9s des services publics am\u00e9ricains du Wisconsin qui luttent contre les r\u00e9publicains de cet \u00c9tat pour pr\u00e9server leur droit \u00e0 la n\u00e9gociation collective, et en octobre, au mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis.<\/p>\n<p>Le mouvement Occupy Wall Street (OWS), qui a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 New York le 17 septembre, s\u2019est transform\u00e9 en un mouvement national et international, essaimant en des centaines de groupes organisant des manifestations dans leurs propres communaut\u00e9s. Avec son slogan \u00ab We are the 99% \u00bb (Nous sommes les 99%), le mouvement OWS est parvenu \u00e0 faire pencher la politique am\u00e9ricaine \u00e0 gauche et \u00e0 marginaliser le \u00ab Tea Party \u00bb d\u2019extr\u00eame-droite.<\/p>\n<p>Ni les syndicats, ni la gauche traditionnelle n\u2019ont jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans le mouvement OWS qui a, au d\u00e9part, \u00e9t\u00e9 pour l\u2019essentiel organis\u00e9 par de jeunes militants sans exp\u00e9rience politique ou organisationnelle pr\u00e9alable. Un certain nombre de syndicats se sont toutefois joints par la suite au mouvement, d\u2019abord \u00e0 New York ( le Transport Workers&#8217; Union, des sections locales du SEIU, Workers United, United Federation of Teachers), puis en Californie (ILWU). Le pr\u00e9sident de l\u2019AFL-CIO Richard Trumka a fait part du soutien de son organisation le 30 septembre et la pr\u00e9sidente du SEIU Mary Kay Henry a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e avec des militants d\u2019OWS lors d\u2019une journ\u00e9e d\u2019action le 5 octobre. Des actions importantes de soutien mutuel ont eu lieu, malgr\u00e9 quelques frictions entre les syndicats et les militants d\u2019OWS \u00e0 propos des tactiques employ\u00e9es.<\/p>\n<p>Avec l\u2019adh\u00e9sion de plusieurs autres organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, OWS est devenu un mouvement de masse aux Etats-Unis et qui s\u2019est par la suite \u00e9tendu \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale. Le 15 octobre, des manifestations ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es dans plus de 950 villes de 82 pays. Alors que certaines d\u2019entre elles ne comptaient que quelques centaines de participants, d\u2019autres ont r\u00e9uni des centaines de milliers de personnes. La manifestation la plus importante s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e \u00e0 Madrid avec un demi million de manifestants (plus d\u2019un million pour l\u2019ensemble de l\u2019Espagne).<\/p>\n<p>Par une d\u00e9claration inhabituelle mais bienvenue, le 17 novembre, la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale de la CSI Sharan Burrow a promis le soutien de la CSI : \u00ab Nous soutenons et d\u00e9fendons le droit \u00e0 demander le changement. Ce seront les travailleurs, et non les banques, qui sortiront le monde de la crise \u00e9conomique. Nous ne devons pas croire que le syst\u00e8me financier puisse rester un pouvoir invisible et ind\u00e9pendant. Nous allons reconstruire l\u2019\u00e9conomie pour les 99%. Les syndicats du monde entier soutiennent et se joignent \u00e0 ces efforts et sont inspir\u00e9s par les exemples quotidiens de ces 99% debout, ensemble. Nous sommes les 99% \u00bb. Il n\u2019est toutefois pas clair quelle action, si action il y a, la CSI compte entreprendre pour donner un contenu concret \u00e0 son soutien.<\/p>\n<p>En Europe, les mouvements de protestation ont cibl\u00e9 les politiques \u00ab d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 \u00bb que les gouvernements de droite comme les gouvernements sociaux-d\u00e9mocrates ont impos\u00e9s aux populations de leurs pays en r\u00e9ponse \u00e0 la crise financi\u00e8re de la zone euro. Les sondages montrent que ce ne sont pas seulement les manifestants, mais \u00e9galement la majorit\u00e9 de la population europ\u00e9enne qui ont maintenant compris que la crise de la dette r\u00e9sulte de d\u00e9cisions politiques et que \u00ab l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 \u00bb est un langage cod\u00e9 pour qualifier une attaque en r\u00e8gle contre la classe ouvri\u00e8re (ou dans le jargon actuel, la \u00ab classe moyenne \u00bb), une attaque caract\u00e9ris\u00e9e par le d\u00e9mant\u00e8lement de la protection sociale, les baisses des salaires et des retraites, l\u2019affaiblissement des droits syndicaux, dont le droit de gr\u00e8ve, la privatisation et la lib\u00e9ralisation des biens publics, etc.\u2014en d&#8217;autres termes, l\u2019ensemble du dogme n\u00e9olib\u00e9ral.<\/p>\n<p>En 2011, les r\u00e9ponses \u00e0 cette attaque ont \u00e9t\u00e9 faibles. En Gr\u00e8ce, le pays le plus durement touch\u00e9, les syndicats se sont battus seuls. Alors que la situation m\u00e9ritait un appel \u00e0 une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale europ\u00e9enne, la CES n\u2019a rien su faire d\u2019autre que de donner des avis aux gouvernements sur comment sauver le capitalisme de lui-m\u00eame et d\u2019avancer des demandes dont tout le monde savait qu\u2019elles seraient ignor\u00e9es. Le congr\u00e8s de la CES (Ath\u00e8nes, mai 2011) a bien adopt\u00e9 une proposition des conf\u00e9d\u00e9rations espagnoles (CC.OO et UGT) d\u2019examiner la faisabilit\u00e9 de gr\u00e8ves coordonn\u00e9es ou d\u2019une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, mais la plupart des affili\u00e9es \u00e9taient clairement peu pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 agir dans ce sens. M\u00eame la modeste proposition de l\u2019Union syndicale suisse visant \u00e0 lancer une Initiative citoyenne europ\u00e9enne (ICE) intitul\u00e9e \u00ab Pour une Europe sans dumping salaria\u2014priorit\u00e9 aux droits sociaux fondamentaux sur les libert\u00e9s \u00e9conomiques \u00bb n\u2019a pu \u00eatre adopt\u00e9e en raison des objections de certaines conf\u00e9d\u00e9rations (France, Italie, Royaume-Uni, Nordiques) qui ont fait valoir qu\u2019une telle action ne &#8221; faisait pas partie de leurs traditions&#8221;.<\/p>\n<p>Dans la tradition politique suisse, de telles actions sont bien s\u00fbr r\u00e9guli\u00e8rement utilis\u00e9es par les syndicats et la gauche pour faire abroger des l\u00e9gislations antisyndicales, pour sensibiliser et mobiliser les membres de la base syndicale. Au titre du trait\u00e9 de Lisbonne, une ICE peut \u00eatre lanc\u00e9e sous r\u00e9serve de r\u00e9unir un million de signatures. Elle aurait un effet similaire au plan europ\u00e9en, en mandatant l\u2019Union europ\u00e9enne de fa\u00e7on \u00e0 adopter des lois qui donnent la pr\u00e9c\u00e9dence aux droits sociaux fondamentaux sur les soit-disant &#8220;libert\u00e9s \u00e9conomiques&#8221; dans l\u2019ensemble de l\u2019UE et constituerait une premi\u00e8re \u00e9tape d\u2019une r\u00e9sistance syndicale coordonn\u00e9e au niveau europ\u00e9en.<\/p>\n<p>La conjoncture politique g\u00e9n\u00e9rale en 2011 est paradoxale. Depuis les ann\u00e9es 1930, le capitalisme n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 autant discr\u00e9dit\u00e9 qu\u2019aujourd\u2019hui. La crise qu\u2019il traverse en tant que syst\u00e8me \u00e9conomique et mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9 est g\u00e9n\u00e9ralement reconnue, m\u00eame par les commentateurs conservateurs, et est refl\u00e9t\u00e9e par les sondages d\u2019opinion et la presse financi\u00e8re. Et pourtant, m\u00eame maintenant, le mouvement ouvrier et la majorit\u00e9 de la gauche sont d\u00e9sarm\u00e9s face \u00e0 cette crise, incapables d\u2019y r\u00e9pondre s\u00e9rieusement ou de proposer une alternative cr\u00e9dible.<\/p>\n<p>La raison de cet \u00e9chec tient \u00e0 la guerre id\u00e9ologique men\u00e9e, ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es ou plus, par le patronat contre le mouvement ouvrier et la gauche dans les anciens centres industriels d\u2019Europe et d\u2019Am\u00e9rique du Nord, parall\u00e8lement \u00e0 la d\u00e9sindustrialisation et \u00e0 l\u2019affaiblissement des syndicats. Le mouvement ouvrier, majoritairement confiant dans le compromis social conclu apr\u00e8s-guerre, n\u2019a pas vu venir ce qui allait advenir. Certains syndicats n\u2019ont toujours pas compris et recherchent des solutions nationales. Une grande partie du mouvement socialiste a succomb\u00e9 et capitul\u00e9, privant le mouvement ouvrier de ses rep\u00e8res historiques. La classe ouvri\u00e8re en dehors de ces anciens centres industriels n\u2019a pas encore repris le flambeau, que ce soit en Am\u00e9rique latine, o\u00f9 le mouvement ouvrier s\u2019est pourtant g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9tabli, en Chine, o\u00f9 \u00e9merge un nouveau mouvement ouvrier ou dans d\u2019autres pays o\u00f9 le mouvement ouvrier est actif et militant.<\/p>\n<p>Le capitalisme, aussi discr\u00e9dit\u00e9 qu\u2019il soit, et aussi inquiet qu\u2019il puisse \u00eatre, malgr\u00e9 ses provocations et son manque de vergogne habituel, contr\u00f4le les m\u00e9canismes de la r\u00e9pression et les m\u00e9dias utilis\u00e9s pour faire passer ses messages insidieux. Dans les luttes futures, le mouvement ouvrier red\u00e9couvrira son destin politique et international. Le GLI apportera sa modeste contribution \u00e0 ce processus.<\/p>\n<p><strong>Le GLI en 2011<\/strong><br \/>\nUne \u00e9volution importante de 2011 a \u00e9t\u00e9 le travail entrepris conjointement par le GLI Royaume-Uni et le GLI Gen\u00e8ve pour pr\u00e9parer l\u2019universit\u00e9 internationale d\u2019\u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue pour juillet 2012 au Northern College, Royaume-Uni. Ce s\u00e9minaire politique \u00e0 l\u2019attention de syndicalistes a pour objectif de cr\u00e9er un espace de discussions sur les politiques du mouvement ouvrier international et sur les mani\u00e8res de r\u00e9sister et de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019offensive n\u00e9olib\u00e9rale. L\u2019universit\u00e9 d\u2019\u00e9t\u00e9 est soutenue et partiellement financ\u00e9e par Unite the Union et d\u2019autres syndicats britanniques et parrain\u00e9e par trois f\u00e9d\u00e9rations syndicales internationales (IBB, ITF et UITA), avec la participation de la FIOM. Quelques quatre-vingts participants\/es de vingt pays sont attendus \u00e0 ce s\u00e9minaire.<\/p>\n<p>Lors de la Conf\u00e9rence internationale du travail de 2011, le GLI a, avec WIEGO et l\u2019UITA, activement aid\u00e9 le R\u00e9seau international des travailleurs\/euses domestiques (IDWN) dans le domaine de la coordination et de la logistique, ce qui a rendu possible l\u2019adoption de la convention 189 de l\u2019OIT sur les travailleuses et travailleurs domestiques. Nous faisons aujourd\u2019hui campagne avec l\u2019IDWN pour obtenir la ratification de cette convention.<\/p>\n<p>Le GLI continue \u00e0 \u00eatre actif au sein de WIEGO : Karin, qui avait \u00e9t\u00e9 temporairement affect\u00e9e par WIEGO \u00e0 l\u2019UITA en tant que coordinatrice de l\u2019IDWN, jusqu\u2019en ao\u00fbt 2011, a retrouv\u00e9 sa position de repr\u00e9sentative de WIEGO pour l\u2019Europe. Dan est membre du comit\u00e9 consultatif du Programme d\u2019organisation et de repr\u00e9sentation de WIEGO. Le GLI continue \u00e9galement \u00e0 mener campagne pour la ratification de la convention 177 de l\u2019OIT sur le travail \u00e0 domicile.<\/p>\n<p>En coop\u00e9ration avec le Centre Praxis (Moscou), Dan a collabor\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9apration d&#8217;une \u00e9dition russe du livre de Wilebaldo Solano Le POUM : R\u00e9volution dans la guerre d\u2019Espagne pour lequel il a r\u00e9dig\u00e9 une introduction (voir site internet du GLI). Il a \u00e9galement pr\u00e9par\u00e9, avec Svetlana Boincean, la repr\u00e9sentante de l\u2019UITA en Moldova, une \u00e9dition roumaine de sa br\u00e8ve histoire du mouvement syndical. Ces deux publications devraient \u00eatre disponibles courant 2012.<\/p>\n<p>En 2011, le GLI est intervenu dans le cadre de 47 actions d\u2019urgence en d\u00e9fense des droits syndicaux, principalement \u00e0 la demande de LabourStart, mais \u00e9galement \u00e0 la demande de l\u2019UITA et de la Commission asiatique des droits de l\u2019homme.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9unions<\/strong><br \/>\nDG = Dan Gallin ; KP = Karin Pape<br \/>\n14 janvier (DG) : l&#8217;Oeuvre suisse d&#8217;entraide ouvri\u00e8re, r\u00e9union g\u00e9n\u00e9rale des membres, Z\u00fcrich<br \/>\n18 f\u00e9vrier (DG) : Erstes Forum Gewerkschaftsforschung Schweiz &#8211; Zur Rolle von Forschung und Lehre f\u00fcr die gewerkschaftliche Arbeit der Schweiz (Premier Forum sur les \u00e9tudes syndicales en Suisse \u2013 R\u00f4le de la recherche et de l\u2019enseignement dans les activit\u00e9s syndicales en Suisse), Fribourg<br \/>\n12-13 mai (DG) : \u00ab Beyond Precarious Labor: Rethinking Socialist Strategies \u00bb (Au-del\u00e0 du travail pr\u00e9caire : repenser les strat\u00e9gies socialistes), une conf\u00e9rence sponsoris\u00e9e par le Center for Place, Culture and Politics de la City University of New York (CUNY) et le Socialist Register (co-sponsoris\u00e9e par le Committee on Globalization and Social Change), New York<br \/>\n1er-17 juin (DG, KP) : 100e Conf\u00e9rence internationale du travail, Gen\u00e8ve (La CTI de 2011 \u00e9tait exceptionnelle dans la mesure o\u00f9 le GLI (Karin Pape en particulier), en coordination avec WIEGO et l\u2019UITA, a particip\u00e9 aux nombreuses activit\u00e9s en soutien des travailleurs\/euses domestiques, et en particulier du R\u00e9seau international des travailleurs\/euses domestiques (IDWN), qui leur ont permis de remporter l\u2019adoption de la convention 189 de l\u2019OIT sur les travailleurs\/euses domestiques.<br \/>\n10 juin (DG) : R\u00e9union avec Kamal Abbas et Rahma Refaat (Centre \u00e9gyptien des services aux syndicats et aux travailleurs), Gen\u00e8ve<br \/>\n2-3 ao\u00fbt (DG) : R\u00e9union conjointe des conseils de fondation des 3 GLI, Gen\u00e8ve<\/p>\n<p><strong>WIEGO<\/strong><br \/>\n3-5 mars (DG) : Atelier : \u00ab Syndiquer les travailleurs\/euses de l\u2019\u00e9conomie informelle \u2013 Construire et renforcer les organisations bas\u00e9es sur leurs membres \u00bb, Bangkok<br \/>\n26-27 mars (DG) : Conf\u00e9rence internationale \u00ab R\u00e9glementation du travail des travailleurs \u00e0 domicile ind\u00e9pendants \u00bb, Sofia<br \/>\n2 avril (KP, intervenante, DG) : \u00ab Nouveaux droits pour les travailleurs\/euses domestiques \u00bb, conf\u00e9rence co-sponsoris\u00e9e par UNIA, Denknetz (groupe de r\u00e9flexion syndical) et l&#8217;Oeuvre suisse d&#8217;entraide ouvri\u00e8re, Berne<br \/>\n17 ao\u00fbt (DG, KP), Programme d\u2019organisation et de repr\u00e9sentation, t\u00e9l\u00e9conf\u00e9rence<br \/>\n9 octobre (KP) : Comit\u00e9 consultatif du Programme d\u2019organisation et de repr\u00e9sentation<br \/>\n10-11 octobre (KP) : R\u00e9union du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de WIEGO<br \/>\n12-15 octobre (KP) : Retraite du personnel de WIEGO, Accra, Ghana<\/p>\n<p><strong>Coll\u00e8ge du Travail<\/strong><br \/>\n21 janvier, 8 juin, 19 octobre (DG) : r\u00e9union du conseil de fondation, Gen\u00e8ve<\/p>\n<p><strong>Solifonds<\/strong><br \/>\n5 mai (DG) : r\u00e9union du conseil de fondation, Berne ; 3 novembre (DG) Z\u00fcrich<br \/>\nPages de Gauche<br \/>\n28 janvier (DG) : r\u00e9union du comit\u00e9 ; 20 avril (DG) : r\u00e9union du comit\u00e9 ; 17 juin (DG) : Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale ; 30 septembre (DG) r\u00e9union du comit\u00e9, Lausanne<\/p>\n<p><strong>Cercle d\u2019Olten<\/strong><br \/>\n29 janvier (DG), 19 novembre (DG) : r\u00e9union du comit\u00e9<\/p>\n<p><strong>Publications<\/strong><br \/>\nUne version abr\u00e9g\u00e9e de The Labour Movement de DG est parue dans l\u2019anthologie Global Activism Reader, \u00e9dit\u00e9e par Luc Redams, The Continuum International Publishing group, New York et Londres, 406 pages, 2011, (ISBN 978-1-4411-7955-5)<\/p>\n<p><strong>Secr\u00e9tariat<\/strong><br \/>\nKarin Pape a repris son poste de conseill\u00e8re de WIEGO pour l\u2019Europe en ao\u00fbt apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 temporairement coordinatrice du R\u00e9seau international des travailleurs\/euses domestiques, une position reprise par Elisabeth Tang. De par son poste au sein de WIEGO, Karin reste activement impliqu\u00e9e dans les mouvements de travailleurs\/euses domestiques et \u00e0 domicile. Elle continue \u00e0 travailler \u00e0 temps partiel au GLI comme assistante administrative.<\/p>\n<p>Comme par le pass\u00e9, Oscar et Nora Payuyo ont continu\u00e9 \u00e0 assurer les nettoyages et l\u2019entretien.<\/p>\n<p><strong>Finances<\/strong><br \/>\nMme Mariane Grobet-Wellner a tenu les comptes du GLI pendant l\u2019exercice \u00e9coul\u00e9. M. Roland Laube (BERO Treuhand AG) a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 auditeur externe par le conseil de fondation du GLI lors de sa r\u00e9union d\u2019ao\u00fbt 2011.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le contexte politique Les \u00e9v\u00e9nements marquants de l\u2019ann\u00e9e 2011 ont \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9mergence de mouvements sociaux inattendus et puissants contestant l\u2019ordre social \u00e9tabli : les r\u00e9volutions arabes et le mouvement \u00ab Occupy Wall Street \u00bb. Les r\u00e9volutions arabes \u2013 des soul\u00e8vements populaires contre des dictatures corrompues, r\u00e9pressives et bien \u00e9tablies \u2013 ont d\u00e9but\u00e9 en Tunisie en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26"}],"collection":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":651,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26\/revisions\/651"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/global-labour.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}